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Newsletter Affaires Publiques Thèmes de Campagne #3

18 avril 2017


 

Bienvenue sur le troisième numéro de « Thèmes de Campagne » !

Le département Affaires publiques et relations institutionnelles de Grayling France analyse les thèmes de campagne et propositions portés par les candidats à l'élection présidentielle, leur impact dans les media et sur les réseaux sociaux, et les prises de position des principaux représentants d'intérêts.

Retrouvez à chaque numéro une thématique de campagne passée au crible de nos consultants.

Nous poursuivons cette semaine avec notre nouveau numéro consacré à l'Europe.

Bonne lecture !


Grayling est l'un des premiers réseaux international d'agences de conseil, expertes en Affaires publiques, Relations publiques et Communication digitale. Implanté à Paris avec une trentaine de consultants, compte possède plus de 50 bureaux dans une trentaine de pays en Europe, Amérique du Nord, Moyen-Orient et Asie.

 

 
 

Thèmes de Campagne

 
 
 
 

 

 

 

 

La newsletter sur l'actualité de la présidentielle 2017 par les experts Affaires Publiques de Grayling

 

 

 

Le département Affaires publiques et relations institutionnelles de Grayling France analyse les thèmes de campagne et propositions portés par les candidats à l'élection présidentielle, leur impact dans les media et sur les réseaux sociaux, et les prises de position des principaux représentants d'intérêts.


Retrouvez à chaque numéro une thématique de campagne passée au crible de nos consultants. Nous poursuivons cette semaine avec notre troisième numéro consacré à l'Europe. Bonne lecture !


Grayling est l'un des premiers réseaux international d'agences de conseil, expertes en Affaires publiques, Relations publiques et Communication digitale. Implanté à Paris avec une trentaine de consultants, Grayling possède également plus de 50 bureaux dans une trentaine de pays en Europe, Amérique du Nord, Moyen-Orient et Asie.

 

 
 

Europe : quelles positions pour les candidats à l'Elysée ?

 
 
 
 

 
 

 

Depuis plusieurs années, la thématique européenne constitue un clivage majeur entre les candidats à l'élection présidentielle. Du non de la France au projet de traité constitutionnel en 2005, au vote en faveur du Brexit de 2016, ces clivages entre partisans d'une plus forte intégration européenne ou favorables à une « autre Europe », et les tenants d'une sortie de l'Union européenne se sont intensifiés.


Dans la présentation de ses 144 engagements pour la France, Marine Le Pen a fait de la renégociation de la souveraineté « monétaire, législative, territoriale, économique » de la France son engagement n°1. La candidate du Front National souhaite organiser un référendum sur l'appartenance de la France à l'Union Européenne une fois élue. Parmi les propositions faisant référence à la construction européenne, la sortie de l'espace Schengen de libre-circulation figure en bonne place, de même que la mise en place d'un protectionnisme dit « intelligent » et le rétablissement du franc. Marine Le Pen souhaite également nationaliser la Politique Agricole Commune (PAC), et refuser les accords de libre-échange négociés par l'Union Européenne au nom de ses Etats-membres.


Le candidat Les Républicains François Fillon a adopté un positionnement plus nuancé, mais aussi plus étayé sur l'Europe : conscient de son importance dans les années à venir, mais opposé à son fonctionnement actuel et son projet, sanctionné par le Brexit. Revendiquant son positionnement gaulliste, François Fillon souhaite replacer « l'Europe des Nations » au centre de son action, autour du couple franco-allemand. Il estime l'Europe « en danger mortel » dans un environnement international complexe - montée en puissance de la Russie, populismes, retrait américain...


En termes d'institutions, il souhaite doter la zone Euro d'un « directoire politique », composé de chefs de gouvernement, et créer un Secrétariat Général de la zone Euro qui assurera le suivi et la gestion de la zone économique. Le candidat Fillon souhaite également « coordonner la politique de la Banque Centrale Européenne » avec une stratégie économique globale (ce qui impliquerait une renégociation des Traités). François Fillon se positionne lui aussi sur plusieurs politiques de fond, comme une Europe de l'énergie, centrée autour d'un nucléaire modernisé et couplé aux énergies renouvelables. Il souhaite également une réciprocité d'accès aux marchés publics avec les pays tiers en matière commerciale, ainsi que des clauses plus fortes de respect des normes sociales et environnementales.


Emmanuel Macron est le seul candidat n'ayant pas… appelé à voter « Non » au référendum de 2005 sur la Constitution européenne en France. Favorable à la construction européenne, il souhaite la mise en place d'un Parlement de la zone euro, ainsi que l'organisation de « conventions citoyennes dans toute l'Europe dès la fin de l'année 2017 pour redonner un sens au projet européen ». Sur les politiques de fond, Emmanuel Macron propose la mise en place d'un "Buy European Act", pour favoriser l'achat de produits européens au sein du marché unique, ainsi que la création de véritables marchés uniques pour le numérique et l'énergie. Emmanuel Macron s'est affirmé comme le candidat le moins critique vis-à-vis des institutions européennes et de leurs politiques pendant la campagne.

 

 

 
 

 

Le programme européen de Jean-Luc Mélenchon est guidé par l'idée d'une « sortie concertée » des traités existants pour tous les pays qui le souhaitent et la négociation d'autres règles. A défaut d'un tel accord, Jean-Luc Mélenchon propose une sortie unilatérale des traités européens pour proposer d'autres coopérations. Le mandat de négociation de ces plans sera soumis au préalable à l'Assemblée nationale. La validation de ce processus passera par un référendum.


Par ailleurs, Jean-Luc Mélenchon est favorable à l'harmonisation du cadre fiscal et social au niveau européen, à une alliance des pays d'Europe du Sud afin d'engager « des politiques concertées de relance écologique et sociale de l'activité ». Enfin, Jean-Luc Mélenchon propose de cesser d'appliquer unilatéralement la directive européenne sur les travailleurs détachés.


Benoît Hamon se démarque de Jean-Luc Mélenchon en se déclarant « pro-européen », cette question européenne ayant d'ailleurs marqué le principal point de désaccord avec le candidat de la France Insoumise. Benoit Hamon défend une réorientation institutionnelle de type supranational, ainsi qu'une Europe de la défense. Ainsi, le candidat socialiste défend la création d'« un traité budgétaire européen qui permette une régulation politique et démocratique de la zone euro ».

 

Concrètement, il s'agirait de laisser à une assemblée de parlementaires (européens et nationaux) le soin de fixer les priorités financières communes pour ne pas laisser les désaccords entre chefs d'État prendre le pas. Cette mesure est loin de faire l'unanimité, y compris dans le camp de Benoît Hamon.


Sur le plan budgétaire, il voudrait assouplir la règle des 3 % de déficit, avec notamment la possibilité d'en déduire les dépenses de défense ou relatives à l'accueil des migrants (mesure proposée par Bruxelles en 2015). Sur le plan environnemental, il reprend à son compte l'idée de Jacques Delors de créer une politique commune de l'énergie. Il mise sur un plan d'investissement de 1 000 milliards d'euros pour financer la transition énergétique « à destination prioritaire des zones de l'Europe les plus défavorisées ». Sur le volet commercial, il assume une forme de protectionnisme par la signature d'un « Buy European Act » qui défendrait les « secteurs stratégiques » du marché commun, comme l'acier.
 

 

 

 
 
 

Europe : quelles propositions portées par les représentants d'intérêts ?

 
 
 

 

Le Think Tank pro-européen Europa Nova a lancé « l'agence Triple E » afin d'étudier les propositions européennes des candidats à l'Elysée. A la manière des agences financières, elle a synthétisé ses conclusions avec une échelle de notation, de EEE à F. Chaque mesure-phare est évaluée à l'aune de cinq critères : euro-éligibles ; euro-compatibles ; euro-convergentes ; euro-constructives ; euro-nécessaires. L'agence Triple E souligne que « derrière l'eurocriticisme se cachent souvent des programmes eurocompatibles ».


Il convient de noter que le Think tank Europa Nova n'a pas renouvelé l'expérience de 2012 ou 2007, quand il avait publié son pacte européen à l'attention des candidats à l'élection présidentielle.


Un des médias de référence sur les questions européennes en France, Toute l'Europe s'est également intéressé à la collecte et à l'analyse des propositions des candidats à l'élection présidentielle. Toute l'Europe regrette ainsi que la très grande majorité des 11 candidats à l'élection présidentielle du 23 avril et du 7 mai, se situe parmi les eurosceptiques, voire les europhobes. Cependant, Toute l'Europe note que la question européenne intéresse les candidats puisque tous proposent un programme pour l'avenir de l'Europe.


Plusieurs organisations pro-européennes dont le Mouvement Européen-France, l'Union des Fédéralistes Européens France et Europa Nova ont lancé une « plateforme pour une Europe souveraine ». Cette plateforme regroupe des propositions qui ont été soumises aux dirigeants européens et aux candidats aux élections nationales et européennes. Parmi les propositions, la « plateforme pour une Europe souveraine » souhaite la création de ressources propres pour l'Union européenne, la création d'un ministre des Finances de l'Union européenne ou encore une véritable harmonisation fiscale à l'échelle européenne.


Dans le cadre de ses propositions à destination des candidats à l'élection présidentielle, le Medef souhaite faire de « l'Europe la première place économique mondiale ». L'organisation patronale revendique la « nécessité d'unifier les Européens ». A ce titre, le Medef souhaite que l'Europe promeuve la sécurité des Européens ; la simplification des règles européennes ; la compétitivité du territoire européen.


Le Cercle de l'Industrie et le Groupement des Fédérations Industrielles ont rencontré les représentants des candidats le 27 mars pour promouvoir une politique industrielle européenne intégrée. Les industriels français souhaitent notamment une politique de lutte contre le changement climatique prenant en compte la compétitivité, un soutien plus important encore à l'investissement, particulièrement pour la R&D.


La CFDT a publié quant à elle 35 questions à destination des candidats à l'élection présidentielle. A cet égard, la Cfdt a posé plusieurs questions sur la relance du projet européen dont : Que souhaitez-vous proposer pour améliorer le fonctionnement démocratique de l'Union européenne ? Que pensez-vous par exemple de la mise en place d'une assurance chômage européenne, ou d'un système de salaires minimum ? Que comptez-vous impulser pour améliorer la gouvernance économique de la zone euros afin de conjuguer performance économique et Europe sociale ? Quelle est votre position concernant les travailleurs détachés ?

 

 

 

 

L'Europe aura constitué un sujet clivant pendant toute la campagne présidentielle 2017.

 

 
 

L'Oeil sur les réseaux

 
 
 

 

Grayling a développé des outils d'analyse de réputation dans les media et sur les réseaux sociaux.


Ces outils nous permettent de dresser un état des lieux de l'impact des prises de position et propositions des candidats à l'élection présidentielle.
Vous trouverez ci-après notre analyse pour la période du 24 Mars au 12 avril 2017.

 

 

 
 

 

Candidats ayant fait l'objet du plus grand nombre d'articles sur leur programme, du 24 mars au 12 avril.

L'approche du 1er tour de l'élection présidentielle a renforcé l'intérêt de la presse et de ses lecteurs pour les programmes des candidats, après des mois de février et mars où la couverture médiatique d'affaires sur les prétendants avait éclipsé le fond des débats.
 

On remarque que le thème de l'Europe a été fortement repris chez François Fillon et Jean-Luc Mélenchon ces dernières semaines. Sous l'effet d'un grand meeting sur ce thème à Strasbourg le 6 avril pour le 1er, et par rapport aux déclarations sur le "plan B" pour Jean-Luc Mélenchon dans ses interventions télévisées. Sous l'appellation "plan B", le candidat, par ailleurs auteur d'une percée dans les sondages depuis le 10 avril, désigne une renationalisation de la politique monétaire, si les négociations avec les Etats membres de l'UE pour mettre fin aux contraintes budgétaires venaient à échouer.

 

 

 
 

 

Nombre d'interactions sur les articles traitant des programmes des candidats, du 1er au 24 mars. Les interactions sont constituées des partages Twitter, Facebook, LinkedIn, Google+... des articles sur les programmes des candidats.

 

François Fillon est revenu en 1ère position des interactions sur les articles ayant trait à son programme ces dernières semaines. La forte mobilisation de ses sympathisants sur les réseaux sociaux par son équipe de campagne pourrait aider à expliquer cette remontée.

On peut noter également que les interactions sur les réseaux sociaux autour du programme d'Emmanuel Macron sont nettement plus faibles ces dernières semaines, que pour les candidats François Fillon, Benoît Hamon ou encore Marine Le Pen.

 

 
 

Le tweet de la semaine

 
 
 

 
 

 

A l'occasion du débat organisé par BFM TV le 4 avril, les 11 candidats à l'élection présidentielle ont débattu près de 4 heures. Ce fut l'occasion pour les "petits" candidats de s'exprimer, alors que les temps de parole médiatiques sont désormais comptés depuis le 10 avril.

C'est le candidat du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) Philippe Poutou qui a marqué les esprits sur Twitter pendant ce débat, étant l'un des rares à évoquer les affaires judiciaires des candidats François Fillon et Marine Le Pen.

 


Grayling Team

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