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IA, RA ou RV : lequel de ces enfants nés avec la révolution technologique est amené à avoir un brillant avenir ?

27 mars 2018


Sohini Datta, experte en stratégie digitale au sein de notre bureau Grayling à Dubaï, explore de quelle façon l’IA (l’Intelligence Artificielle), la RA (la Réalité Augmentée) et la RV (la Réalité Virtuelle) ont toute leur pertinence lorsque l’on œuvre dans le domaine de la communication.

A ma sortie de l’université en 2007, si vous n’aviez pas opté pour une carrière d’ingénieur, vous étiez le plus grand motif de déception de votre mère. “Qu’est-ce que tu fiches donc à longueur de journée sur Facebook ?“, telle était sa question, récurrente, à l’époque de l’émergence de ce réseau naissant. Mes parents étaient ingénieurs, idem pour mes grands-parents, mes cousins, et j’en passe. J’étais donc le mouton noir.

Revenons à maintenant : le marketing est le nouveau roi en matière de choix de carrière. Où que vous soyez dans le monde, tout le monde parle de trois nouvelles technologies ou les utilise : l’IA (Intelligence Artificielle), la RA (Réalité Augmentée) et la RV (Réalité Virtuelle). Mais que sont exactement ces technologies et en quoi sont-elles pertinentes pour les professionnels de la communication ?

On a fondé de grands espoirs sur la Réalité Virtuelle, première née de la révolution technologique, et on lui a potentiellement promis un brillant avenir ; comme tous les enfants ; cette technologie ne s’est pourtant pas montrée à la hauteur des espérances. Elle présente en effet peu d’options en matière de flexibilité et se révèle être une technologie onéreuse à adapter pour les entreprises. L’expérience de la RV sociale s’est intensifiée lorsque Facebook a racheté l’entreprise experte en RV Oculus, pour 2 milliards de dollars, en 2014. Cependant, un casque Oculus Rift coûte environ 600 $, ce qui diminue automatiquement sa portée potentielle et son accessibilité. Même si le casque Google en carton permet à ses utilisateurs de vivre une expérience de RV à partir de leur téléphone à moindre coût, persiste le fait qu’une expérience de RV proposée par une marque nécessite de disposer d’équipements de RV adaptés. 

Devrions-nous le recommander à toute marque ayant une démarche marketing ? Dans une époque où l’économie est de rigueur, toute campagne vise un impact maximum en investissant au minimum ; et c’est là que la RV, technologie coûteuse, atteint ses limites. Cependant, l’industrie du jeu, l’automobile, l’immobilier, comptent parmi les secteurs qui disposent d’argent, ont un besoin, et peuvent intégrer de la RV. Un très bon exemple dans le domaine : Mercedes Benz en 2016 a présenté son tout dernier modèle classe SL via un trajet virtuel sur la Pacific Coast Highway en Californie. Les utilisateurs pouvaient alors voir l’intérieur de la voiture, lever les yeux pour voir à travers le toit ouvrant, regarder ci et là alors que la voiture avançait sur la route, jeter un coup d’oeil à droite pour voir l’Océan Pacifique. Cette vidéo a été développées pour la Réalité Virtuelle, pour en profiter, il fallait aussi que ses utilisateurs disposent d’un casque conçu pour la RV. 

La RA (Réalité Augmentée) est l’enfant du milieu, dans la fratrie. Elle est née en présentant encore plus de potentiel et a donné lieu à de bien plus grandes attentes, définitivement. La RA améliore l’environnement de l’utilisateur, ce qui ne fait pas la RV. La RA inclut tout des hologrammes, des Bitmojis, au Pokemon Go.  Depuis qu’Apple a introduit la technologie de RA directement dans iOS11, la Réalité Augmentée est décentralisée. Pour cette raison la RA est automatiquement moins chère et elle est plus facile à adapter pour les marques. Celles-ci peuvent dorénavant atteindre des millions de téléphones via les applis de RA. On peut citer le bel exemple de l’appli IKEA Place lancée en 2017. En l’utilisant, les individus peuvent placer les meubles entre leurs 4 murs, voire les acheter via l’appli elle-même. Cette technologie a tout le potentiel de révolutionner notre façon d’acheter et d’apprendre.

Mais l’IA…oh l’IA, Mon'Amie. L’Intelligence Artificielle : à la fois notre meilleure amie et notre pire ennemi. La définition de l’AI donnée par Wikipedia est l’intelligence affichée par des machines, contrastant avec l’intelligence naturel (IN) qui est celles des êtres humains et des animaux. C’est l’enfant à qui vous apprenez des choses avant qu’il ne grandisse et ne vous surpasse en intelligence. 

L’AI est aujourd’hui partout, dans votre téléphone (Siri par Apple), chez vous (Alexa par Amazon), dans votre voiture (Yui par Toyota), et potentiellement dans les objectifs marketing de votre client : meilleurs contenus pour une campagne RP, chatbots pour Facebook Messenger, publicité programmatique. Selon Forbes, Facebook met à disposition dorénavant 11000 chatbots via l’appli, qui permettent à l’utilisateur de tout faire : commander une pizza, la payer, trouver le bon film à voir. C’est essentiellement comme ça que l’IA fonctionne : elle duplique l’intelligence humaine en analysant les big data et en prenant des décisions en fonction des données. Les humains fonctionnent aussi de cette façon. On a analysé tellement d’expériences vécues qu’on est tous capables de faire la différence entre un faux sourire et un vrai. Mais c’est là aussi que l’AI nous surpasse, elle peut analyser des quantités très élevées d’informations très complexes, bien plus rapidement que nous autres êtres humains. 

L’AI permettra-t-elle d’augmenter la performance d’une pub, de toucher la bonne cible, de diffuser des informations sur mesure ? La réponse est oui. En retour, l’AI vous prendra-t-elle votre boulot ? Le futur est-il dystopique ? Pour avoir la réponse, demandez donc à Siri ou à Elon Musk

 

 

 

 


Grayling Team

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