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Secteur agro-alimentaire : de la dichotomie entre marketing et réalité

27 novembre 2017


Par Julia Sturmfels

Se nourrir et boire fait partie de notre quotidien à tous. Ce secteur nous intéresse donc tous et chacun s’informe plus ou moins sur le sujet.  Que l’on soit végétarien, flexitarien ou encore vegan – les habitudes alimentaires sont pour certains assimilées à une religion de substitution. En conséquence, tout un chacun se positionne en « expert » et les opinions diffèrent sur la question. La technologie dont nous disposons nos permet d’accéder facilement aux informations sur la nutrition et ce que nous mettons dans nos assiettes, via les médias en ligne et traditionnels.

Cet intérêt accru est certainement dû à un manque de confiance inné dans l’industrie agro-alimentaire, nourri par de nombreux cas de rappels de produits ou de scandales : Fipronil ou encore viande de cheval pour ce qui est de l’actualité récente. Sans parler des sujets récurrents tels que l’élevage industriel du bétail, les résidus pétroliers, la déforestation pour permettre la production d’huile de palme.

Pourquoi ces sujets « collent-ils » de façon si durable à une seule marque voire à tout ce secteur ? Les ONG et les journalistes d’investigation sont-ils les seuls responsables de l’agitation autour de tous ces sujets ? Oui et non. Ce mouvement continu de critiques sur le secteur peut être provoqué par l’image idyllique de l’industrie créée par le marketing, qui contraste avec une production alimentaire plus technique et moderne.

L’image d’une “vache dans son pré” sur un carton de lait, par exemple, est un contraste sombre avec les réalités de la production de masse dans une grange où s’entassent les animaux. La différence entre ce que voient les consommateurs dans les publicités et ce qu’ils perçoivent de la réalité est énorme. De ce fait, les consommateurs se sentent à l’écart de l’industrie agro-alimentaire, menant à une défiance générale pour tout ce qui a trait à ce secteur et à des critiques sévères des entreprises du domaine, comme le montre notre étude.

Au cours de ces dernières années, les ONG et différentes sources de médias ont gagné en crédibilité au cours des discussions de (supposés) griefs. Conséquences de cela, l’industrie elle-même a perdu des voix dans la conversation. Les contenus négatifs sont souvent lus et les opinions formées avant même que l’entreprise ait eu le temps de diffuser une information sur le sujet.
Diffuser du contenu constitue pour les entreprises du secteur un tampon à tous ces sujets “collants” pour les marques. Maîtriser la construction de sa résilience de marque, voilà ce qu’on attendrait de toute entreprise figurant dans la liste Fortune 500. Cela nécessite de communiquer de façon proactive et mesurée et d’adopter une stratégie digitale dans cette même lignée. Le simple fait que ces marques ne soient pas parvenues avec succès à créer ce tampon, malgré la quantité pléthorique de leurs ressources, montre à quel point une stratégie ciblée est cruciale.

Retrouvez toutes les informations – notamment sectorielles – sur notre étude, sur notre site web : ici.


Grayling Team

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